
Bienvenue ! Ce site est pour l’instant consacré à l’œuvre poétique et à la vie de Hagiwara Sakutarô1, poète, essayiste et critique que l'on compare souvent à Charles Baudelaire. Cependant, comme le laisse deviner son URL, ce site sera bientôt destiné à vous faire découvrir d’autres poètes japonais. Vous y trouverez donc prochainement une brève introduction à la poésie japonaise classique et moderne. Chaque trimestre, j'ajouterai la biographie d'un poète, une présentation succincte de son œuvre, ainsi qu'une traduction de quelques-uns de ses poèmes.
Attiré par le lyrisme, féru de culture nipponne ou tout simplement curieux, laissez-vous séduire par le charme mélancolique d’œuvres qui ont bouleversé le cénacle poétique japonais.
En ce qui me concerne, j'ai, depuis mon plus jeune âge, deux passions: la poésie et la culture du Japon. L’une parle à mon âme lyrique une langue qui lui est familière, tandis que l’autre répond à son aspiration romantique d'un ailleurs étrange et mystérieux. Et c'est tout naturellement qu'après avoir obtenu un baccalauréat littéraire, j’ai suivi, jusqu’à l’obtention d’une maîtrise, le cursus japonais de l'UFR LCAO de l’université Paris VII Denis Diderot. Un jour cependant, au hasard d'un cours de littérature, j'ai eu le bonheur de lire le poème intitulé « Saules en fleurs ». J'y ai découvert dans cette langue qui remportait toute mon affection, cette magnifique esthétique de la morbidité et de la mélancolie que je goûtais déjà dans les fleurs maladives de Baudelaire. Et j’ai alors décidé de choisir pour sujet de mémoire, l’étude et la traduction de Chat bleu, le recueil que Hagiwara Sakutarô affectionnait le plus.
1. Au Japon, le nom de famille précède toujours le prénom. Tous les noms japonais qui apparaissent sur ce site respectent cette règle. Par ailleurs, les mots japonais on été transcrits selon le système Hepburn modifié. Ainsi, les « e » se lisent « é », les « u » sont à mi-chemin de notre « u » et de notre « ou », la syllabe « ai » se lit « aïe », à l’inverse du français, le « y » est court et le « i » est long, l’accent circonflexe sur une voyelle indique que le son est prolongé, les « h » sont aspirés, les « s » ne se lisent jamais « z », les « g » se lisent « gu… », « sh » se lit « ch » et « ch » se lit « tch », les « r » sont légèrement roulés, à mi-chemin de notre « r » et de notre « l », le redoublement consonnique signale qu'il faut insister sur la consonne.